Ma peau est-elle sensible ?

Picotements, inconforts, sensations de brûlures… Environ 60 % des femmes disent avoir la peau sensible, une telle problématique semblant ­effectivement aujourd’hui concerner tous les épidermes, à tous les âges, aussi bien de manière ponctuelle que sur le long terme.


Il ne s’agit pas d’une peau malade
En fait, comme le rappelle le Dr Marie-Estelle Roux, dermatologue, « ce terme de peau sensible, ou réactive, est un énorme fourre-tout ! Pour nous, dermatologues, il ne s’agit pas de peaux “malades”, comme le sont les peaux qui souffrent d’eczéma, de couperose, ou de dermite séborrhéique. »

Une peau sensible est une peau qui ne supporte rien (ou pas grand-chose). Elle ne présente aucune caractéristique spécifique à l’examen, à part une altération de la barrière cutanée, voire parfois une altération des terminaisons nerveuses, ce qui va entraîner une hyperréactivité épidermique. Mais celle-ci est rare.

Cependant, il est vrai que sous l’influence du marketing, ce terme de peau sensible a fini par prendre un sens plus large, incluant les peaux réactives, inconfortables ainsi que celles qui ont tendance à rougir.

Peau sensible ou peau allergique ?
La peau sensible se distingue de la peau ­allergique, laquelle va réagir immédiatement et systématiquement à un élément extérieur.

Au hit-parade des allergènes possibles :
les parfums,
les filtres chimiques,
les huiles essentielles,
les antiseptiques,
les conservateurs.

La peau sensible est plus vulnérable
Elle va réagir plus vite et plus douloureusement qu’une peau normale. En hiver, ces sensations d’inconfort auront tendance à s’exacerber, la fragilité et les rougeurs s’accentuant du fait des variations thermiques.


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