On maigrit plus vite en
boudant les sucres dans notre assiette que les graisses. Dans la guerre à
couteaux tirés qui oppose les nutritionnistes défenseurs du « stop
gras » et les partisans du « stop sucres », une nouvelle étude
apporte une arme supplémentaire aux derniers. Financés par le National
Institutes of Health et parus dans la revue scientifique Annals of Internal
Medicine, ces nouveaux travaux soulignent l’intérêt d’un régime pauvre en
glucides (low carb) pour maigrir plus vite qu’un régime pauvre en graisses.
La démonstration a été faite sur une période de douze mois auprès
de 148 hommes et femmes obèses de 20 à plus de 70 ans, sans diabète ni de
maladie cardiovasculaire. Un groupe a consommé seulement 30 % de son apport
calorique journalier en glucides, un autre 30 % de ses calories en graisses. Le
groupe pauvre en glucides a mangé des aliments riches en protéines comme des
œufs, du thon, de la viande rouge, du poulet ou du tofu en plus de légumes. Le
groupe pauvre en graisses a mangé notamment plus de céréales et de légumes.
Tous ont consommé la même ration calorique et ont pratiqué la même
fréquence d’activité physique. Au bout d’un an, le groupe pauvre en glucides a
perdu 3.6 kilos de plus par rapport au groupe qui a limité les graisses. Le
groupe faible en glucides a également présenté de meilleurs résultats
cardiovasculaires ainsi qu’au niveau du cholestérol (plus de bon cholestérol).
Les chercheurs avancent le fait que le groupe « low
carb » a été davantage rassasié que l’autre groupe en introduisant plus de
fibres (de bons glucides naturels que l’on retrouve dans les grains entiers,
comme le riz et les lentilles ainsi que les légumes et les fruits) dans leur
alimentation.
Plusieurs travaux ont démontré que les régimes appauvris en sucre
et qui font la part belle aux bonnes graisses (poissons gras
riches en oméga-3, huile de colza, de noix, d’olive) sont plus efficaces et
permettent de prévenir l’effet yo-yo.


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