Les déplacements à vélo constituent une
alternative écologique aux transports, en plus de représenter une activité
physique bénéfique pour la santé. C’est dans cette optique que le gouvernement
lançait l’an dernier une expérimentation incitant les salariés à utiliser ce
mode de transport pour se rendre au travail, dans le cadre du plan « mobilités
actives ». Le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de
l’Énergie vient d’en livrer les principaux résultats.
Les Français, prêts à troquer transports
polluants contre le vélo pour améliorer environnement et santé ?
Du 1er juin au 1er novembre, 18
entreprises volontaires ont accordé à leurs employés utilisant le vélo une
indemnité kilométrique de 25 centimes net par kilomètre parcouru. Quelque 8.000
salariés étaient concernés au total.
Au terme de l’expérience, le nombre de
cyclistes a doublé, passant de 200 à 419. La proportion des trajets
domicile-travail effectués à vélo est ainsi passé de 2% auparavant à 3,6%, dans
une saison il est vrai favorable à une activité de plein air. L’étude estime
que rapportée sur l’année, cette part devrait atteindre 3%.
Avec ce dispositif, les nouveaux
pratiquants utilisent leur vélo en moyenne 11 jours par mois, alors que les
habitués, qui pratiquaient avant cette expérimentation, le prennent entre 16 et
18 jours.
L’analyse des résultats montre également
que les distances quotidiennes effectuées sont au-dessus de la moyenne
nationale (3,4 km contre plus de 5 km). Deux raisons à cela : d’abord, l’impact
financier (l’indemnité augmente avec le nombre de kilomètres), mais aussi, pour
un tiers des nouveaux cyclistes, ces déplacements à vélo sont l’occasion
d’aller faire leurs courses ou de se rendre sur leurs lieux de loisirs, ce qui
allonge le trajet.
Des bénéfices notables sur la santé
Les salariés les plus enclins à changer
leurs habitudes pour opter pour la bicyclette sont ceux utilisant
habituellement les transports en commun (54%). En revanche, les autres ne
semblent pas prêts à abandonner la voiture. Seuls 19% des nouveaux adeptes du
vélo se rendaient auparavant au travail en auto et, qui plus est, l’essentiel
d’entre eux pratiquaient en fait le covoiturage.
Par ailleurs, l’attractivité du vélo
dépend aussi de la qualité du réseau de transport en commun : l’étude note
qu’en Ile-de-France, l’expérimentation a eu un succès bien plus faible que dans
les grandes agglomérations du reste de la France.
Enfin, le bénéfice le plus notable de cet
essai concerne la santé. D’après des tests effectués, le nombre de personnes en
situation d’insuffisance d’activité physique a été divisé par deux parmi les
utilisateurs.


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