Se décider à avoir des relations
sexuelles est une étape importante. Cela peut être effrayant, angoissant, et –
surtout – super excitant. En vous assurant d’être correctement protégé, vous
pourrez profiter encore plus de votre nouvelle relation car vous serez certain
de ne pas mettre votre corps et votre santé en jeu tout en explorant votre
sexualité avec un partenaire de confiance. Vous devez apprendre à vous protéger
contre les infections sexuellement transmissibles (IST), les grossesses non
désirées, et vous devez apprendre à éviter les comportements sexuels dits
« à risque ». Rendez-vous à l’étape 1 de cet article pour apprendre à
mieux vous protéger pendant l’amour.
Partie 1 sur 3: Se protéger des IST
1- Faites-vous tester régulièrement. Rendez-vous chez votre médecin ou dans un centre de dépistage
(gratuit) pour vous faire tester contre le VIH (virus du Sida) et tout autre
infection ou maladie sexuellement transmissible. Les partenaires monogames
devraient se faire tester au début de leur relation amoureuse et continuer à se
faire tester régulièrement tout au long de la relation, pour être plus sûrs.
Si vous êtes nerveux, allez faire le test
avec votre partenaire. C’est tout à fait normal de vouloir que votre partenaire
vous accompagne de bon gré et avec enthousiasme. Si votre partenaire n’a pas
l’intention d’avoir des relations sexuelles plus saines, cherchez un autre
partenaire.
2- Utilisez des préservatifs. Les préservatifs masculins sont utilisés dans tous les cas de
pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale ou orale. Le préservatif
masculin est facile à utiliser, efficace, bon marché, et distribué largement et
gratuitement au planning familial et dans d’autres centres de conseils du même
type. Les risques d’IST et de grossesse non désirée peuvent être diminués de
99% par l’usage permanent et correct de préservatifs en latex.
Si vous êtes allergique au latex, vous
pouvez aussi vous servir de préservatifs en polyuréthane qui offrent une
protection contre les IST. Les préservatifs naturels ou en peau d’agneau
offrent une protection fiable contre les risques de grossesse, mais la matière
n’est pas assez résistante pour empêcher la transmission de certaines
infections, ce qui les rend moins fiable contre les IST.
3- Pensez aux préservatifs féminins pour les
rapports sexuels avec pénétration vaginale. Ils sont
efficaces contre la plupart des IST et peuvent réduire la probabilité d’une
grossesse, bien que leur taux d’échec soit plus élevé qu’avec une contraception
orale.
N’utilisez jamais un préservatif masculin
et féminin en même temps, car cela augmente les frictions et peut provoquer le
déchirement de l’un ou des deux préservatifs, les rendant ainsi inefficaces.
5- Utilisez des digues dentaires pour les
rapports sexuels oraux. Les digues dentaires sont des
feuilles de latex, ou des préservatifs qui ont été sectionnés pour former des
carrés utilisés pour réduire le risque de transmettre du sang ou d’autres
fluides des organes génitaux vers la bouche. Ils sont efficaces contre les IST
et le Sida.
Si vous utilisez une digue dentaire,
vérifiez que la protection ne soit pas trouée, fissurée ou autrement abîmée.
Rincez, si besoin, toutes traces alimentaires, car cela peut favoriser une
infection vaginale. Couvrez les organes génitaux ou l’anus pendant l’activité
sexuelle orale.
N’allez pas d’une pratique à l’autre sans
avoir changé préalablement la digue dentaire. Jetez-la après usage. Ne
réutilisez jamais une digue dentaire.
6- Vous devez prendre conscience que le sexe
anal et le sexe oral sont aussi des pratiques à risque. Le risque de contamination est plus grand lors d’un rapport sexuel
anal, car la membrane de l’anus est plus fine et plus susceptible de s’abîmer,
ce qui peut conduire à une contamination et à la transmission de maladies. De
la même façon, les maladies et infections sexuellement transmissibles peuvent
être transmises de la bouche aux organes génitaux, ce qui explique que le sexe
oral soit rangé dans la catégorie des pratiques à risque.
Partie 2 sur 3: Prévenir les grossesses non désirées
1- Choisissez une contraception hormonale. Les méthodes de contraception hormonale bloquent les cycles
de fertilité d’une femme pour empêcher une grossesse. Les contraceptions
hormonales les plus courantes sont rassemblées sous le nom de
« pilule », et doivent être prises quotidiennement. La contraception
hormonale protège d’une grossesse à un taux d’efficacité de 99% quand elle est
prise dans des conditions optimales. Si vous êtes intéressée par ce type de
contraception, parlez-en à votre gynécologue pour obtenir une prescription.
Il existe d’autres contraceptifs
hormonaux très fiables puisqu’ils protègent d’une grossesse avec un taux
d’efficacité pouvant atteindre les 99%. Les patchs aux hormones ainsi que les
implants peuvent durer plusieurs semaines et sont très efficaces. Les injections
d’œstrogènes et de progestérone (comme le Depo-Provera) sont aussi employés
dans certains cas, et sont administrées une fois tous les quelques mois, ce qui
diminue le risque d’erreur d’usage comparé aux autres formes de contraception
hormonale. Typiquement, les anneaux vaginaux sont posés pendant trois semaines
et sont enlevés lors de la semaine d’apparition des règles. Leur efficacité est
aussi de 99%.
2- Faites attention à prendre votre
contraception hormonale correctement. Les méthodes
contraceptives hormonales sont très efficaces, mais uniquement si elles sont
prises en permanence et de façon appropriée. Vous devez prendre votre pilule à
la même heure chaque jour, et éviter de fumer car cela peut augmenter votre
pression sanguine et causer de graves problèmes de santé.
Faites attention à la façon dont votre
corps réagit aux hormones, et discutez du moindre problème avec votre médecin.
Parfois, il est nécessaire de tester différents contraceptifs pour trouver le
bon.
Mettez une alarme à la même heure chaque
jour sur votre téléphone pour vous rappeler de prendre votre pilule.
Ne sautez jamais vos règles en passant
directement à une autre plaquette de pilule. Cela peut avoir des effets très
négatifs sur votre santé et votre système reproductif.
3- Pensez à utiliser des contraceptifs
physiques. Les méthodes contraceptives suivantes
n’offrent aucune protection contre le VIH ou tout autre maladie sexuellement
transmissible, mais elles peuvent protéger efficacement contre les grossesses
non désirées. Les diaphragmes, les éponges contraceptives et les capsules
vaginales contiennent du spermicide et se placent à l’entrée de l’utérus. Ce
type de contraception doit rester en place au moins six heures après un rapport
sexuel.
Au mieux, ces méthodes présentent un taux
d’efficacité de 90% en moyenne, ce qui en fait des contraceptifs un peu moins
fiables que les autres méthodes présentées dans cet article. Bien qu’elles
puissent s’avérer utiles, ces méthodes contraceptives sont moins conseillées
parce que contrairement aux préservatifs, elles n’offrent aucune protection
contre les IST et sont plus difficiles à obtenir.
4- N’utilisez la contraception d’urgence
qu’en ultime recours. Les médicaments comme Plan B ou la
pilule du lendemain peuvent réduire la probabilité d’une grossesse en
provoquant un changement hormonal aussi soudain que puissant, lequel peut
empêcher une ovulation. La plupart de ces produits sont disponibles sans
ordonnance, bien que certains puissent avoir un usage restreint pour des
patientes mineures en fonction du pays ou de l’État.
La contraception d’urgence ne provoque
pas d’avortement. En gros, il s’agit d’une dose ultra-chargée d’hormones
contraceptives qui agissent sur votre corps pour empêcher une grossesse. On
reste dans le cadre de la prévention.
5- Utilisez à la fois un contraceptif et un
préservatif. S’il est vrai que les préservatifs
sont à la fois efficaces contre les grossesses et contre les infections, ils
sont aussi plus sujets aux déchirements, à une mauvaise utilisation, etc. La
meilleure façon de se protéger durant l’amour est de combiner préservatif et
une autre méthode contraceptive afin de pouvoir vous amuser avec votre
partenaire en toute quiétude.
Partie 3 sur 3: Agir prudemment
1- Prenez toujours le temps de discuter avec
votre partenaire avant et après l’amour. Avec chaque
nouveau partenaire sexuel, il est important de prendre le temps de discuter
avant de vous jeter sous les draps. Soyez honnête à propos de vos expériences
passées et votre besoin de sécurité lors des relations sexuelles. Si votre
partenaire n’est pas d’accord, ou s’il n’est pas honnête avec vous concernant
ses expériences sexuelles, ne couchez pas avec lui ou elle.
Ce n’est pas la peine d’aller jusqu’à
parler du nombre exact de partenaires que chacun de vous a connu, mais vous
avez tout de même besoin de savoir si votre partenaire a souvent eu des
relations sexuelles à risque. Rendez-vous ensemble dans un centre de dépistage
avant d’avoir des relations sexuelles.
2- Assurez-vous toujours que la relation
sexuelle est voulue par les deux partenaires. Soyez sûr(e) que votre partenaire est en possession de ses moyens
et est consentant à chaque relation sexuelle. Ce n’est pas parce que votre
partenaire a été consentant(e) une fois qu’il (ou elle) sera d’accord pour
coucher à nouveau avec vous à l’avenir. De la même façon, ce n’est pas parce
qu’il (ou elle) a consenti à participer à une pratique sexuelle, qu’il (ou
elle) consentira forcément à aller plus loin. Ne supposez jamais le
consentement.
3- Limitez votre nombre de partenaires
sexuels. Essayez d’éviter les coups d’un soir, en
particulier si vous ne connaissez pas votre partenaire. Choisissez bien votre
partenaire sexuel pour ne pas prendre de risques, et évitez de faire l’amour
avec un partenaire qui n’a pas la volonté de se protéger et de respecter votre
décision de vous protéger.
Si vous avez passé la nuit avec quelqu’un
alors que vous ne l’aviez pas prévu, vous n’avez pas à vous sentir coupable
tant que vous vous êtes montré responsable en vous protégeant. Emportez
quelques préservatifs avec vous et (si vous êtes une femme) continuez à
utiliser un contraceptif, même si vous êtes entre deux partenaires.
La seule méthode de contraception et de
protection contre les IST qui soit à 100% efficace, c’est l’abstinence. N’ayez
de relations sexuelles qu’avec des partenaires engagés, monogames, et à qui
vous faites confiance.
4- Nettoyez vos sextoys. Les sextoys sont très amusants, mais ils doivent rester
propres et hygiéniques. Lavez-les entre chaque utilisation, et si vous n’êtes
pas sûr qu’un sextoy soit propre, ne l’utilisez pas. La solution la moins chère
est d’utiliser un peu de désinfectant dans un bol d’eau. Rincez bien le jouet
et laissez-le sécher avant de le garder dans un sac fermé, dans un endroit
propre et sec.
5- Connaissez votre corps. Apprenez à reconnaître les symptômes des infections et
maladies sexuellement transmissibles, et faites attention aux signaux que vous
envoie votre corps si vous êtes sexuellement actif (ou active).
Les garçons doivent régulièrement subir
un examen physique chez le médecin, en plus des tests réguliers. Assurez-vous
d’être en bonne santé et que rien ne vous empêche d’explorer votre sexualité.
Les filles doivent faire des checkups
réguliers chez leur gynécologue, en particulier si elles essaient une nouvelle
méthode contraceptive. En général, un examen physique accompagné d’un frottis
doit être pratiqué tous les quelques mois si vous voulez pouvoir renouveler
votre prescription.
6- Évitez de mélanger drogue, alcool et
sexe. Faire l’amour sous l’influence de drogue
ou d’alcool n’est jamais sûr. Vous pouvez compromettre vous habitudes saines et
vous protéger moins efficacement si vous n’êtes pas dans un bon état d’esprit,
et vous prenez le risque de prendre de mauvaises décisions. Ne faites pas cette
bêtise !
Lorsque vous allez en soirée, faites en
sorte d’être accompagné d’un ami sobre qui pourra veiller sur vous si vous avez
décidé de boire un peu. Rappelez-vous que votre ami prend votre santé à cœur,
alors écoutez ses conseils.
Conseils
Ne vous servez pas de produits à base de
pétrole ou d’huile, car ils fragiliseraient le préservatif. Il existe dans le
commerce des tas de bons lubrifiants à l’eau.
Emportez toujours des préservatifs avec
vous au cas où, mais évitez de les garder près de votre corps (dans votre
portefeuille par exemple), car la chaleur risque d’augmenter les chances de
rupture du latex.
En France, les préservatifs sont
distribués gratuitement dans toutes les antennes de planning familial, ainsi
que les pilules contraceptives et les pilules du lendemain.
Vous devriez mettre un préservatif pour
empêcher la transmission d’une IST et le risque d’une grossesse non désirée.
La sexualité comprend d’autres
alternatives en dehors du rapport vaginal et anal. Les stimulations manuelle et
orale permettent aussi une activité sexuelle sans avoir besoin d’un
contraceptif. Gardez à l’esprit que des maladies comme le Sida peuvent aussi
être, par exemple, transmises via la moindre blessure à la bouche. Utilisez un
préservatif pour une protection parfaite, surtout si votre partenaire ne s’est
pas fait dépister récemment pour le Sida.
C’est une bonne chose de porter un préservatif
le plus tôt possible. Tandis que des traces de sperme présents dans le liquide
pré-éjaculatoire ont peu de chances de provoquer une grossesse, le préservatif
reste indispensable pour empêcher une contamination aux IST.
Avertissements
Les maladies sexuellement transmissibles
ne sont pas discriminatoires vis-à-vis de la situation de famille, l’âge,
l’orientation sexuelle, le statut social ou la couleur de la peau. Mettez un
préservatif.
Il n’y a pas de rapport sexuel sans
facteur de risque. Aucune forme de contraception n’est sûre à 100%.
Ne vous faites jamais plaisir avec des
fruits comme des bananes ou tous autres objets de forme phallique qui ne sont
pas très durs. Si vous n’en tenez pas compte, vous risquez de vivre une
situation qui nécessitera l’aide d’un professionnel de santé.
Sources et Citations


0 commentaires :
Enregistrer un commentaire